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Notre histoire

L’Arche

L’Arche a été créée en France par le canadien Jean Vanier (1929-2019). En 1964, il propose à deux hommes ayant un handicap mental vivant dans un asile surpeuplé, Raphaël Simi et Philippe Seux, de venir habiter avec lui dans une petite maison de Trosly-Breuil (Oise). La première communauté de L’Arche vient de naître. Ensemble, bientôt rejoints par d’autres personnes avec et sans handicap, ils expérimentent et élaborent le projet de vie partagée de L’Arche.

Jusque-là concentrées autour de Trosly, de nouvelles communautés de L’Arche s’ouvrent à partir de 1969 en France et dans le monde, d’abord au Canada puis en Inde. Aujourd’hui, L’Arche est présente dans 38 pays sur les cinq continents, avec 158 communautés, dont 38 en France.


La Ferme

En 1971, L’Arche ouvre un lieu de prière et de retraite spirituelle dans un vieux corps de ferme de Trosly, juste à côté de la première communauté. C’est le début de La Ferme, animée par le père Thomas Philippe, dominicain proche de Jean Vanier et ayant accompagné la création de L’Arche.

A la mort du père Thomas Philippe en 1993, La Ferme poursuit et développe son offre de retraites et sessions, avec des programmes-phares comme l’initiation à l’ennéagramme, l’œcuménisme et l’interreligieux. Chaque année, Jean Vanier y anime des retraites spirituelles qui rencontrent un grand succès, tout en continuant de donner des conférences à travers le monde et de publier des ouvrages sur son expérience à L’Arche. La Ferme devient aussi le lieu des rencontres internationales de L’Arche.


Les révélations

En 2014, L’Arche découvre que le père Thomas Philippe, décédé 21 ans plus tôt, a été l’auteur d’abus sexuels sur plusieurs femmes membres ou proches de L’Arche (non handicapées) pendant de nombreuses années. Les membres de La Ferme et de la communauté de Trosly sont très choqués. Jean Vanier, retiré de la gouvernance de L’Arche depuis les années 1980 et vivant à Trosly, déclare sa surprise et affirme son ignorance de ces faits.

Mais début 2019, suite au témoignage d’une femme concernant Jean Vanier, L’Arche fait mener, par un cabinet externe spécialisé, une enquête indépendante de plusieurs mois. Elle découvre alors que son fondateur a exercé, durant de longues années, une emprise spirituelle et psychologique sur plusieurs femmes, ayant conduit à des relations sexuelles inappropriées initiées par lui. Ces agissements trouvaient leur source dans la mystique dévoyée de son mentor, le père Thomas Philippe. En février 2020, L’Arche rend ces faits publics et les condamne fermement.

Fin 2020, la direction de L’Arche Internationale confie à une Commission d’études la mission d’approfondir la relecture du passé de L’Arche et de celui de son fondateur, Jean Vanier. Composée de chercheurs de disciplines scientifiques diverses, elle est supervisée par un comité scientifique dont font partie Véronique Margron, Marie Balmary, Jean-Guilhem Xerri et Christian Salenson. La Commission doit rendre ses conclusions fin 2022.

Nombreux sont ceux qui, à l’intérieur ou à l’extérieur de L’Arche, ont été bouleversés par ces révélations, tant l’aura de Jean Vanier était grande, et tant un tel comportement était insoupçonné avant ces révélations.


Aujourd’hui, et demain

Dès 2020, La Ferme organise plusieurs sessions « Traverser notre histoire ensemble » destinées à aider les membres de L’Arche à intégrer ces révélations, à comprendre la mécanique de l’emprise, et à se réapproprier leur propre histoire avec L’Arche.

Aujourd’hui, le phénomène de l’emprise et le soutien aux victimes d’abus font partie des thèmes récurrents de la programmation de La Ferme. L’équipe du centre souhaite en effet œuvrer à faire mieux comprendre les ressorts de ces comportements pour qu’ils ne puissent plus avoir lieu, que ce soit à L’Arche ou ailleurs.